FEMINAM ICON

Les créations « FEMINAM ICON » une série qui rend hommage aux femmes, dans la tradition des créations graphiques post-modernes avec une dose de créativité rafraîchissante.

Le projet « FEMINAM ICON » présenté par l’artiste Normand Willy Lespagnol pose un regard singulier sur la représentation de la figure féminine. Inspiré par l’esthétique de la photographie de mode (Newton, Lindbergh, Penn, …), c’est un écho poignant à l’intuition poétique du street-art (Basquiat, Maya Hayuk, Hopare, …), à la BD de Enki Bilal ou par les couleurs vives d’un graphisme presque sauvage à la spontanéité de CoBrA (P. Alechinsky).

181005_FEMINAMICON99_100x100cm_©WLESPAGNOL
FEMINAM ICON 99, Technique mixte sur toile, (100x100cm), 2018

Les œuvres de Willy Lespagnol se réfèrent aussi à la peinture classique, parfois iconique. Les jeux d’écriture plastique sont apparemment désordonnés, voire contradictoires mais ils surprennent. L’influence des maîtres tels que Michel-Ange (cf. La sibylle de Delphes) se perçoit dans la finesse de certains visages avec une sensibilité picturale singularisant la beauté (Féminam Icon n°99).  Il y’a aussi Ingres (que Willy Lespagnol à étudié précisément à l’école du Louvre) ou Van der Weyden lorsque la répétition de motifs et de certains détails questionne l’ensemble du tableau. Par cet enchevêtrement de formes et de motifs associant figuration et abstraction,  l‘artiste veut rendre hommage à ses maîtres.

Si on peut retrouver les couleurs et les segmentations de l’art du vitrail, ou des rosaces (cF. Alphonse Mucha) des tableaux de saints, le propos de l’artiste n’est pas religieux. Il fait de ces emprunts plastiques un outil esthétique pour rendre hommage à la figure féminine. C’est une représentation de la femme dans une certaine idée de plénitude. 

Il y’à peut être aussi une interrogation sur notre façon d’appréhender la féminité et ses représentations dans l’espace social. Un contre pied d’une société gavée de testostérone qui voudrait cantonner durablement la femme à un rôle de second ordre ou celui d’un simple objet de désir sexualisé.

Elsa-Lilly Pwong (Critique d’art indépendante)

 

Portfolio (Extrait):

 

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